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 La présidence française de l'Union Européenne (PFUE)

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FredHook
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MessageSujet: La présidence française de l'Union Européenne (PFUE)   Lun 30 Juin - 22:12

La "protection des Européens", enjeu de la présidence française


PARIS - Nicolas Sarkozy a placé lundi soir la présidence française de l'Union européenne (PFUE) sous le signe de la protection des Européens face à la mondialisation et promis que les Français en bénéficieraient aussi.
"L'Europe inquiète et, pire (...), peu à peu nos concitoyens se demandent si finalement l'échelon national n'est pas mieux à même de les protéger que l'échelon européen", a dit le président français lors d'une émission spéciale de France 3, à quelques heures du début de la PFUE, mardi.
Il a estimé que ce sentiment était un "retour en arrière" dû à une "erreur dans la façon de construire l'Europe", qu'il a souhaité "changer profondément".
"Qu'est-ce qu'on attend de l'Europe? C'est qu'elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation", faute de quoi c'est l'idée européenne elle-même qui sera en danger, a-t-il souligné.
"C'est ça que je voudrais contribuer à faire", a-t-il ajouté. "Alors en six mois (...) je n'arriverais pas au bout, mais je voudrais provoquer un choc salutaire."
Environnement, immigration, pouvoir d'achat, économie... Nicolas Sarkozy a articulé toute son argumentation autour de cette notion de protection, dont "il ne faut pas avoir peur".
Il a réaffirmé que la Banque centrale européenne devait se préoccuper de croissance économique de l'Union et pas seulement de lutte contre l'inflation, tout en se défendant de "faire des reproches" à la BCE et de mettre en cause son indépendance.
"L'inflation d'aujourd'hui n'est pas une inflation structurelle parce qu'il y a beaucoup de concurrence. Elle est due à l'explosion des matières premières. Alors on ne va pas m'expliquer que, pour lutter contre l'inflation, il faut monter les taux d'intérêt", a dit le président français à trois jours d'une hausse attendue des taux de la BCE.
"Parce que, si vous indexez les taux d'intérêt européen sur l'évolution du baril de pétrole, vous pouvez monter jusqu'au sommet des taux d'intérêt, vous ne ferez pas baisser pour autant le baril de pétrole", a-t-il ajouté.
Il a rappelé sa proposition d'un plafonnement, au niveau européen, de la TVA sur les carburants à partir d'un certain niveau de prix du pétrole, proposition jusqu'ici rejetée par les partenaires de la France.
FISCALITE ÉCOLOGIQUE
"Mais ils ont accepté qu'en tant que président de l'Union, je conduise avec la Commission (européenne) une étude sur le sujet pour prendre une décision en octobre", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy a confirmé son intention de se "battre" pour une baisse de la TVA sur les disques, les DVD, les produits "propres", comme les voitures non polluantes, et les logements économes en énergie, labélisés haute qualité environnementale.
"Je proposerai que tout ce qui est écologique (...), ça soit à 5,5%", a déclaré le président français.
Il a cependant jugé peu probable d'aboutir avant la fin de la PFUE, dans six mois, sur la question de la TVA sur les biens culturels et sur les produits propres.
Il s'est en revanche montré confiant dans la capacité de la présidence française à obtenir satisfaction "sur le principe" d'une baisse à 5,5% de la TVA sur la restauration.
Il a défendu l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l'UE pour les produits venant de pays ne respectant "aucune règle environnementale".
Il a reconnu que le "paquet énergie-climat" sur les réductions d'émission de gaz à effet de serre par les 27 serait un des dossiers les plus difficiles de la PFUE.
"Je vais essayer de convaincre nos 26 partenaires de ne pas le rouvrir pour qu'on l'adopte en l'état, avec sans doute une clause de revoyure", a expliqué Nicolas Sarkozy.
Moins de trois semaines après le "non" des Irlandais au traité institutionnel de Lisbonne, qui lui complique la tâche, Nicolas Sarkozy s'est aussi attaché à rassurer ceux qui craignent une Europe trop envahissante.
Il a ainsi estimé que la politique sociale devait relever pour l'essentiel des Etats. "L'Europe ne doit pas s'occuper de tout", a-t-il déclaré. "Le social doit rester national."
Il a par ailleurs souhaité que les marins-pêcheurs soient davantage associés aux analyses scientifiques sur les ressources halieutiques et à la définition des quotas de pêche. "Je ne conteste pas les quotas, je conteste l'analyse scientifique."
Enfin, comme pour désamorcer par avance les accusations d'arrogance, Nicolas Sarkozy a admis qu'il ne serait président que du Conseil européen et promis qu'il n'agirait pas à la tête de l'UE "à la manière du président d'un pays".

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