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 Ségolène Royal

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FredHook
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MessageSujet: Ségolène Royal   Jeu 6 Sep - 9:22

Après sa défaite, Ségolène Royal se sent "plus forte"



PARIS - Quatre mois après sa défaite à l'élection présidentielle, Ségolène Royal dit avoir trouvé "un nouvel équilibre" et se sentir plus forte sur les plans professionnel et privé.

"Le plus difficile est passé. J'ai trouvé un nouvel équilibre en franchissant une étape. Une campagne présidentielle en première ligne, c'est une mutation profonde, un moment d'une exceptionnelle densité. Exaltant, émouvant, violent aussi", déclare la présidente de la région Poitou-Charentes dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Paris Match.

"Aujourd'hui, je me sens plus dense et plus forte de ce que j'ai vécu, appris, compris", ajoute-t-elle.

Revenant sur sa défaite face à Nicolas Sarkozy, le 6 mai, l'ancienne candidate socialiste reconnaît ses erreurs et celles de son camp.

"J'assume sans problème ma part de responsabilité, mais ce qui nous a le plus manqué, c'est le temps pour mener jusqu'à son terme la mutation de notre parti et de notre projet politique", dit-elle. "Les Français ont bien senti cet inachèvement et, entre nous, ces décalages, parfois ces contradictions qui persistaient".

L'élue se souvient "qu'il y a eu parfois de l'improvisation dans la communication et de la désorganisation" mais aussi "une créativité, de l'imagination, des temps collectifs incroyables".

Deux semaines et demie après sa rentrée politique dans son fief de Melle, dans les Deux-Sèvres, Ségolène Royal réaffirme qu'elle n'est "en compétition avec personne" au Parti socialiste, qu'elle invite à mener "un travail collectif" tout "en restant à l'écoute des Français".

"Aucune échéance immédiate ne nous contraint à présent : ni congrès immédiat ni choix d'une candidature pour 2012", fait-elle remarquer. "Profitons-en pour ouvrir les fenêtres sur la France et le monde tels qu'ils sont".

Ségolène Royal revient par ailleurs sur sa rupture avec son compagnon François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste et père de ses quatre enfants.

"Vie privée et vie publique sont disjointes clairement, désormais. Mais les actions politiques devront être naturellement complémentaires et responsables", dit-elle. "Je lui souhaite très sincèrement d'être heureux", ajoute-t-elle.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Lun 17 Sep - 9:32

Lionel Jospin dénonce "l'illusion" Royal dans un livre

PARIS - L'ancien Premier ministre Lionel Jospin s'en prend à Ségolène Royal, "une illusion" qui, selon lui, ne doit pas se prolonger, dans un prochain livre dont Libération publie lundi des extraits.

Sa charge a été diversement accueillie au Parti socialiste.

Le Premier secrétaire, François Hollande, estime qu'on "ne peut pas réduire un résultat, en l'occurrence une défaite, simplement à une campagne et à une candidate".

"C'est à mon sens une analyse plus profonde qu'il faut engager", a-t-il dit sur i-Télé, tout en soulignant que l'ancien Premier ministre, "une personnalité qui a joué un rôle éminent", avait le droit de "donner sa réflexion".

Dans "L'Impasse", Lionel Jospin estime que la candidate socialiste défaite à la présidentielle "n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle."

Le député socialiste Arnaud Montebourg a déclaré sur LCI qu'il ne "voyait pas à quoi (...) servait ce déballage permanent". "Les socialistes ont un double devoir: c'est de se rassembler, d'abord. Les règlements de comptes n'ont jamais servi la moindre cause", a-t-il estimé.

"NOUS VOULONS UNE MACHINE À RASSEMBLER"

Le député rappelle que Lionel Jospin a été éliminé dès le premier tour de la présidentielle 2002, ce qui devrait selon lui "inciter à un peu plus de modestie, de délicatesse dans la critique".

"Plutôt que des attaques personnelles, il faut aujourd'hui regarder ce que le Parti socialiste propose de faire pour restaurer le lien de confiance avec les Français", a-t-il argué.

"Le PS aujourd'hui est une machine qui n'est plus en état de marche. C'est une machine qui fonctionne comme une machine à fracturer notre propre espace politique. Nous voulons une machine à rassembler, et c'est là-dessus qu'il faut travailler."

Selon le quotidien, l'obsession manifeste de Lionel Jospin au fil des lignes est de démonter ce qu'il considère être "un mythe", de dénoncer une candidature-créature des sondages et des médias, une erreur de casting, "une candidate qui était la moins capable de gagner."

L'objectif du livre, est "d'essayer de convaincre le PS et ses militants de ne pas récidiver en confiant à l'ex-candidate à la présidentielle les clés de la rue de Solferino lors du prochain congrès du PS, encore moins de lui fournir un deuxième visa de candidate à l'Elysée", écrit Libération.

Lionel Jospin n'est pas le premier socialiste à attaquer en librairie Ségolène Royal. Mais il reste une figure historique du socialisme à la française, avec ses succès et ses échecs, et son avis continue de peser dans le parti.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Lun 17 Sep - 21:44

Cet acharnement des éléphants montre bien leur nervosité et leur incompétence à appréhender la nouveauté politique.
J'en connais qui doivent bien rire, moi j'aurais plutôt envie d'en pleurer.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Dim 21 Oct - 20:50

Ségolène Royal dénonce "l'improvisation" de Nicolas Sarkozy

PARIS - Ségolène Royal dénonce dans un entretien à Libération à paraître lundi "l'improvisation totale" du gouvernement sur les dossiers sociaux, à l'orée d'une nouvelle semaine de négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

"Conduire un pays moderne à la grève est la marque d'un pays mal gouverné", déclare l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.

"Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt. Or, on est dans l'improvisation totale. On aurait pu penser qu'on allait échapper à l'affrontement social, à la grève des transports. Mais à l'arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu'il y a de plus archaïque", estime la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d'ouverture médiatiquement réussie", poursuit-elle.

Interrogée sur le divorce présidentiel, annoncé jeudi, jour de mobilisation nationale des syndicats contre la réforme des régimes spéciaux, Ségolène Royal élude.

"Les grands événements de ces derniers jours, c'est malheureusement la journée de la misère et les mouvements d'inquiétude justifiée sur le front social", souligne-t-elle.

En juin, elle s'était séparée de son compagnon et premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, au terme de la campagne des législatives.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Jeu 25 Oct - 10:07

Chers amis, chères amies,

Plus que jamais j'ai besoin de vous, de votre energie, de votre capacité de débat et d'expertise citoyenne. Désirs d'avenir est un lieu précieux, votre fidélité sans faille également.

J'ai abordé récemment des sujets de fond, pris la parole dans plusieurs occasions, et ces interventions ont été mises sur le site désirs d'avenir. Mais beaucoup d'entre vous ont demandé à les recevoir aussi par mail.

Je vous adresse donc les quatre dernières ci jointes. Je serais heureuse que vous veniez débattre des sujets qui y sont abordés sur le site participatif de désirs d'avenir. Ou sur les autres thèmes ouverts sur le site.

Je compte sur vous pour venir apporter vos observations, vos idées, vos réflexions, votre amicale présence.

Notre association s'élargit et se relance. Le président Christophe Chantepy, devient président d'honneur et apporte son savoir-faire et ses compétences qui ont permis d'organiser ce vaste réseau de personnes ressources sur tous les sujets. Jean-Pierre Mignard devient président et je l'en remercie très chaleureusement, sachant le don de temps que cela suppose. Dominique Bertinotti, historienne, anime les contacts avec les chercheurs.

Mais la force de l'association et notre capacité à réfléchir et à travailler, c'est vous, les adhérents, qui vous êtes déjà tellement mobilisés. Nous entrons dans une nouvelle phase. Et pour cela je compte vraiment sur vous.

En Amitié fidèle.

Ségolène




Libération
cliquez-ici
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1949

Les Echos
cliquez-ici
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1946

Le Monde
cliquez-ici
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1909

Charlie Hebdo
cliquez-ici
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1941

Adhérer en ligne à l'association Désirs d'avenir : http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mar 4 Déc - 20:58

Royal veut s'engager "avec passion" pour préparer l'alternance



PARIS - Ségolène Royal déclare vouloir s'engager "avec passion" dans la rénovation des idées au sein et au-delà du Parti socialiste afin de préparer l'alternance en France.
"Je vais m'engager complètement, pleinement, avec passion, dans la rénovation des idées du Parti socialiste, mais au-delà aussi, avec cette nécessité de faire converger toutes les forces de progrès pour préparer l'alternance", a déclaré sur TF1 l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Ségolène Royal a confirmé qu'elle dirait "en début d'année prochaine" si elle brigue ou non la succession de François Hollande à la tête du PS.
La présidente de Poitou-Charentes n'a pas l'intention d'assister aux deux prochains "forums de la rénovation", lancés par la direction du PS dans la foulée de la défaite présidentielle. Elle enverra des "contributions écrites" à ces rencontres, mi-décembre et fin janvier.
Ségolène Royal a évoqué sur TF1 les coups "rudes, douloureux, pénibles" de certains dirigeants socialistes, qui lui ont fait "un procès en incompétence" pendant la campagne.
"Finalement, la droite n'a eu qu'à se baisser pour ramasser toutes les critiques qui ont été émises contre moi", a-t-elle analysé.
"Mais je distingue ces quelques dirigeants qui n'ont pas été au rendez-vous - certains le regrettent d'ailleurs - avec les milliers et les milliers de militants, de sympathisants socialistes qui eux étaient là (et sans qui) cette campagne n'aurait pas été aussi magnifique qu'elle l'a été", a-t-elle ajouté.
"J'AI VOULU ACCÉLÉRER L'HISTOIRE"
Revenant sur les causes de sa défaite, Ségolène Royal a dit regretter en particulier de ne pas avoir su convaincre les personnes âgées, qui ont voté en majorité pour Nicolas Sarkozy.
Elle a confirmé avoir proposé au centriste François Bayrou, qui a recueilli 18,6% des voix au premier tour, de devenir son Premier ministre si elle était élue.
"J'ai poussé en effet jusqu'au bout la logique de rassemblement avec le centre", a-t-elle expliqué. "J'ai voulu accélérer l'histoire par rapport à ce que je sentais des aspirations profondes des Français (...) Cette recomposition politique, je regrette qu'il ne l'ait pas voulue".
Michel Sapin, l'un des proches de Ségolène Royal, a estimé mardi matin sur LCI qu'il était "trop tôt" pour qu'elle brigue le poste de premier secrétaire, estimant qu'il fallait "d'abord réconcilier le Parti socialiste avec lui-même".
Lors du prochain congrès du PS, qui doit avoir lieu en 2008, il faut que "se mettent ensemble tous ceux qui pensent la même chose". C'est le cas "sur le gros des choses" pour Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn, a estimé l'ancien ministre de l'Economie.
Après trois mois de silence relatif - depuis l'université d'été de La Rochelle, Ségolène Royal a surtout voyagé à l'étranger - Ségolène Royal est revenue sur le devant de la scène cette semaine avec la parution de son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous".
Son équipe a préparé une intervention dans la presse nationale par jour cette semaine, accompagné de séances de signatures. Après le 20h de TF1, elle sera successivement sur RTL, France 2 jeudi soir, LCI vendredi matin et sur France 5 et Canal + pendant le week-end.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Dim 30 Mar - 14:46


Bousculade au poste de Premier secrétaire du PS






PARIS - Le député PS Arnaud Montebourg a ironisé dimanche sur le trop plein de candidatures au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, que laissera François Hollande lors du congrès prévu en novembre.
"Le PS ne peut pas se ridiculiser toutes les semaines avec un candidat à chaque coin de rue", a ironisé Arnaud Montebourg sur Canal+.
Pour le député socialiste, le PS est en train "de donner le sentiment d'être en lutte permanente pour le pouvoir. Il est multi fracturé, il a perdu la confiance d'une partie de la société."
Un lieutenant de Laurent Fabius, Claude Bartolone, n'avait pas exclu auparavant de postuler à la succession de François Hollande à la tête du parti.
"Je fais partie des cinq ou six responsables politiques qui, du fait de leur parcours, de leur attachement au Parti socialiste et de leur vision économique et sociale, peuvent prétendre au poste de Premier secrétaire", a-t-il déclaré dans Le Parisien dimanche.
Pour Claude Bartolone, le PS doit "éviter le star-système."
"Ce n'est pas l'aura nationale de tel ou tel candidat qui nous permettra de gagner, mais sa capacité à porter un projet alternatif et à être perçu comme utile par nos compatriotes", affirme-t-il.
Selon le Journal du dimanche, les responsables du PS n'écartent pas non plus une possible candidature de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui a récemment publié une tribune dans Le Monde.
"Il veut peser, soit en soutenant Delanoë, soit, si celui-ci n'y va pas, en montrant qu'il pourrait être l'homme de la situation", analyse un dirigeant PS sous couvert de l'anonymat.
La succession de François Hollande à la tête du PS, qu'il dirige depuis presque onze ans, attire les convoitises.
Outre Claude Bartolone, pas moins de quatre candidats se sont plus ou moins ouvertement déclarés, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, Julien Dray et Pierre Moscovici. le nom de Martine Aubry a été également cité au lendemain des municipales.
François Hollande n'exclut pas pour sa part d'être candidat à la candidature pour la présidentielle de 2012.
La Premier secrétaire quittera son poste à l'issue du prochain congrès du PS, dont la date - du 7 au 9 novembre - a été entérinée la semaine dernière par le Conseil national, le "parlement" du parti.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Jeu 24 Avr - 18:11

Le nouveau site de Ségolène candidate à la fonction de première secrétaire lors du congrès de novembre du PS:
http://www.congresutileetserein.com/
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Ven 30 Mai - 21:28

La contre-attaque de la candidate à la direction du PS
Ségolène Royal a-t-elle changé ?
Un an après la défaite à la présidentielle, elle continue d'intriguer. Hier, elle créait le débat; aujourd'hui, elle réagit, laissant la transgression et les provocations à d'autres. On la croyait à droite du parti au nom de la modernité, la voici plus à gauche et sans concession. Matthieu Croissandeau explique comment la candidate aux 17 millions de voix s'est métamorphosée en chef de courant du PS
SégolèneRoyal ? Ce sont ses adversaires qui en parlent le mieux... Mais pas toujours comme on l'imagine ! «A l'écrit, c'est sans doute moins punchy, mais plus maîtrisé. A l'oral, c'est plus politique, moins sociétal. A l'évidence, elle se prépare mieux», juge le député strausskahnien Jean-Christophe Cambadélis. «Elle a su conserver son capital médiatique, elle s'est convertie à l'opposition frontale contre Sarkozy, ajoute un fabiusien qui ne s'est pourtant jamais montré tendre avec elle. On sent qu'elle a travaillé sur le fond, je la trouve beaucoup plus solide quand elle s'exprime.» N'en jetez plus ! Ces deux-là ne sont pas soudainement tombés sous le charme de la présidente de Poitou-Charentes. Ils sont même convaincus, plus que jamais, de lui barrer la route. Mais leurs compliments empoisonnés trahissent une évolution. Comme le résume le second : «Il va falloir qu'on affine nos critiques.»
Ségolène Royal a-t-elle vraiment changé ? Un an après sa défaite à la présidentielle, la candidate continue d'intriguer ses «camarades» socialistes. Pas sur ses intentions, bien sûr. Depuis le 16 mai au soir, il n'est plus permis à quiconque d'en douter : «Si les militants en décident ainsi et l'estiment utile pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination cette belle mission de chef du Parti socialiste», a-t-elle déclaré à Paris devant ses partisans. Et qu'importe si, dans la langue de Solférino, on dit plutôt «premier secrétaire»... Le vocabulaire choisi reflète pour le coup parfaitement sa pensée. «Elle sait désormais précisément où elle va, c'est la générale en chef», constate le député-maire de Laval, Guillaume Garot. Membre de son «conseil politique», il mesure le chemin parcouru depuis septembre dernier, où «elle ne souhaitait même pas qu'on évoque le sujet».









Comme souvent dans ces cas-là, Royal a tranché seule, en se fiant à son intuition. Quatre jours avant son annonce, elle a consulté la petite vingtaine d'élus qui forment son conseil politique. Pour la énième fois depuis six mois, les partisans de la guerre éclair se sont opposés à ceux de la temporisation maîtrisée. Parmi ceux-là, Michel Sapin ou François Rebsamen, qui continuent de préférer un rassemblement consensuel à une confrontation avec Bertrand Delanoë. «On lui a dit que les militants et les cadres intermédiaires du parti qui sont tentés de la suivre finissaient par se demander si elle irait jusqu'au bout», raconte son ancien directeur de campagne Jean-Louis Bianco. Et puis l'occasion était trop belle de bousculer la séquence médiatique orchestrée autour de la parution du livre de Delanoë. Ségolène Royal a donc décidé d'écraser l'accélérateur. «A un moment, ça va bien... En politique, il faut savoir s'engager, prendre des risques...», confie-t-elle.
Appuyer sur le champignon, Ségolène Royal a toujours su faire. Aux grandes heures de la primaire socialiste, c'était même son sport favori. Quelques phrases bien senties suffisaient à lui faire prendre le large, reléguant Fabius ou Strauss-Kahn loin derrière. Cette fois-ci, pourtant, le moteur semble avoir du mal à embrayer. Le 16 mai comme en janvier dernier, l'annonce de ses ambitions n'a pas suffi à enclencher de véritable dynamique. Pis, la reine des sondages est aujourd'hui distancée par son rival dans les enquêtes d'opinion. Et les soutiens ne se bousculent pas au Parti socialiste. Après sa déclaration de candidature, son équipe a transmis une liste de 25 premiers secrétaires fédéraux du PS par SMS aux journalistes : une maigre moisson de petites et moyennes fédérations, qui souligne, a contrario, l'attentisme des plus grosses. Plus embêtant : en désaccord avec la stratégie, son ami Michel Sapin (voir interview) a publiquement pris ses distances, tandis que trois de ses anciens soutiens - le maire de Lyon Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini et l'élu girondin Vincent Feltesse - annonçaient leur choix de déposer ensemble une contribution. Autrement dit de ne pas signer la sienne. «Je ne m'attendais pas à une levée des masses populaires la fourche à la main», ironise-t-elle, avant de se faire plus grave : «Quand on traverse des zones sensibles dans la vie politique, il faut s'appuyer sur les fidèles qui ne tanguent pas, même si le bateau gîte.»









Il y a deux mois, à la veille du premier tour des municipales, elle confiait à quelques journalistes se sentir «majoritaire» dans le parti. La candidate menait alors campagne tambour battant. Elle qui n'avait prévu qu'un déplacement par semaine avait fini par doubler, voire tripler la mise. Heureuse de voir que le lien qu'elle avait noué avec les Français l'an dernier ne s'était pas rompu, en particulier dans les quartiers populaires, «elle a vécu cette période comme une forme de réassurance», confie un de ses proches collaborateurs. Auprès du pays comme du PS. «On n'a cessé de me dire que je contournais le parti, mais quand il faut le servir, c'est quand même moi qu'on vient chercher. J'ai fait le plus de déplacements possible, envoyé des photos, tourné des vidéos de soutien... C'est bien ma photo qu'ils voulaient sur leurs tracts, pas celle de Delanoë ou de Jospin», dit aujourd'hui Ségolène Royal, qui prend un malin plaisir à accoler systématiquement le nom de l'ancien Premier ministre à celui du maire de Paris. «Aujourd'hui on vient me contester le leadership, mais si ce n'est pas cela le rôle d'un leader, il faudra qu'on m'explique... Si je suis assez bonne à tout faire pour aider à gagner les élections, il ne serait pas illogique qu'on me confie les clés du château.»
Las. L'humour de Ségolène Royal n'y changera rien. Deux mois ont passé et les grilles du château peinent à s'entrouvrir. Prudents, les cadres du parti préfèrent éviter de se prononcer à cinq mois d'un congrès dont l'issue a rarement été aussi incertaine. Les militants de base, eux, sont fatigués par deux ans de campagne permanente (désignation, présidentielle, législatives, municipales...). Quant aux élus victorieux, ils ont surtout la tête à leur mairie. Et pas toujours la reconnaissance du ventre. Ségolène Royal, qui a vu certains de ceux qu'elle avait soutenus rejoindre Delanoë comme le maire de Strasbourg, Roland Ries, en convient : «Aujourd'hui, ce n'est plus la même dynamique. Normal : ils ont choisi d'organiser le congrès le plus tard possible pour laisser le magma se faire.»
Depuis un an, Royal a pris son parti de la longue guerre d'usure que lui ont déclarée ses «camarades». Même s'il est encore souvent bousculé, son emploi du temps n'a plus rien à voir avec celui de la campagne présidentielle, quand il s'agissait de «rendre public l'après-midi ce qui avait été décidé le matin même», résume son vieux copain Jean-Pierre Mignard. Dès l'été dernier, elle s'est remise à l'oeuvre en commençant par le plus difficile : le débriefing complet de son débat d'entre deux tours, sous le regard affûté de l'économiste Thomas Piketty. Depuis, le groupe d'experts qu'elle réunit autour de Philippe Aghion a multiplié les séances de travail, les rencontres. «Je l'ai vue consacrer deux heures à une étude économétrique sur le smic !» s'émerveille Jean-Louis Bianco. «Le calendrier est long, c'est vrai, mais je ne me sens pas inoccupée. J'aurais même peut-être un meilleur texte que si on avait tenu le congrès plus tôt, lance-t-elle, bravache. Et puis, si je gagne le congrès, ce sera une ligne politique, ce qui n aurait pas forcément été le cas il y a un an.»
Le sénateur parisien David Assouline, qui veille sur tous ses déplacements, le dit à sa façon : «C'est une nouvelle Ségolène Royal qui n'est pas une autre.» Intuitive toujours, c'est elle qui a décidé par exemple de venir s'expliquer devant la presse sur sa condamnation dans l'affaire qui l'oppose à d'anciens salariés, persuadée que cela avait plus d'impact dans le pays que ne voulaient bien le reconnaître ses amis. Un peu mieux organisée, elle distribue plus volontiers les rôles, mais accorde toujours sa confiance avec autant de parcimonie. «Quand Ségolène parle d'elle et de ses équipes, ce n'est encore qu'un élément de langage...», regrette un de ses amis.
Déterminée et pugnace, la dame en blanc qui refusait autrefois de faire siffler le nom de ses adversaires dans ses meetings s'est transformée depuis six mois en première opposante de Nicolas Sarkozy. La «riposteuse en chef», selon l'expression du député européen Vincent Peillon, a profité du concert discordant qui émane de la rue de Solférino pour faire entendre sa voix. «C'est moi qui fixe la ligne», dit-elle. Au risque de paraître parfois systématique et un peu bridée dans le rôle. Car, dans le même temps, «Royal la scandaleuse» s'est considérablement assagie. Sur le pouvoir d'achat, les retraites ou encore la réforme des institutions, la reine de la triangulation épouse désormais la doxa socialiste. On la croyait à droite du parti au nom de la modernité, la voici plus à gauche et sans concession ! «N'oubliez jamais que c'est une mitterrandienne, capable d'anticiper et de surgir où personne ne l'attend», souligne son ami Jean-Pierre Mignard.
Ségolène Royal aurait-elle perdu en audace ce qu'elle a gagné en combativité ? Depuis sa défaite, elle a laissé la transgression et les provocations à d'autres. La récente polémique sur le libéralisme revendiqué du maire de Paris est une illustration de ce renversement des rôles. Autrefois, c'est elle qui créait le débat. Aujourd'hui, c'est elle qui réagit. «Elle a été la défricheuse, dit encore Mignard. Si Delanoë dit aujourd'hui ce qu'il dit, c'est bien parce qu'elle a planté le décor.»
Reste à écrire la pièce. Pour sa contribution au congrès de Reims, Royal a prévu «un texte assez court». Une première étape avant celle de la motion. Car, quoi qu'il arrive, la présidente de Poitou-Charentes assure aujourd'hui vouloir aller jusqu'au bout, offrant un cinglant démenti à ceux qui souhaitaient refermer la parenthèse de la présidentielle ou la considèrent, à l'image du député de l'Essonne Manuel Valls, comme un «one-shot». «Si je perds, j'aurai du poids dans le parti car mon score sera loin d'être marginal. J'en profiterai alors pour consolider mes positions dans les fédérations qui m'ont suivie et préparer le congrès suivant», dit-elle avec des accents dignes d'un cacique du PS. C'est peut-être la plus mauvaise nouvelle de l'année pour ses ennemis : la candidate aux 17 millions de voix s'est transformée en chef de courant socialiste.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mar 8 Juil - 22:55

Ségolène Royal lie le pouvoir à un cambriolage commis chez elle


PARIS - Ségolène Royal a déclaré qu'elle voyait un possible rapport entre un cambriolage de son appartement le 27 juin dernier et ses attaques virulentes contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.
"J'observe que la semaine dernière, au moment où j'ai dit qu'il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac", a-t-elle dit lors du journal de 20-Heures de France 2.
Prié de dire si elle établissait un lien entre les deux événements, elle a répondu : "Je fais un rapport entre les deux, en effet."
"C'est une drôle de coïncidence et c'est la seconde fois, la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle", a-t-elle ajouté.
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déposé plainte après avoir découvert, selon ses déclarations, son logement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) "retourné" le 27 juin, jour où elle présentait sa contribution au congrès de son parti programmé en novembre. Rien n'aurait été volé, selon ses déclarations.
Le procureur de Nanterre Philippe Courroye s'est rendu sur place et une enquête de police a été ouverte.
Dans un communiqué, Chantal Brunel, porte-parole de l'UMP, estime que "certaines limites, qui sont celles de la calomnie, ne devraient être franchies par personne, encore moins par l'ex-candidate à la présidence de la République".
Pendant la campagne présidentielle, une première plainte avait déjà été déposée en août 2006 par Ségolène Royal faisant état du cambriolage de ce même logement.
Trois collaborateurs de la candidate avaient aussi porté plainte pour cambriolage ou vol dans la même période, l'assistante parlementaire de Ségolène Royal, sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen et un militant de l'association "Désirs d'avenir". Les enquêtes n'ont rien donné.
"Je ne subirai aucune intimidation, ma parole restera libre", a dit la présidente de la région Poitou-Charentes sur France 2. Ségolène Royal va briguer la direction du PS à la fin de l'année et a déjà fait part de son intérêt pour une nouvelle candidature présidentielle en 2012.
Elle a condamné la polémique engagée à droite après sa déclaration expliquant que Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la libération d'Ingrid Betancourt. L'UMP Christian Estrosi avait estimé en particulier qu'elle avait "l'humanité d'un bigorneau".
Elle voit dans l'importance donnée à cette déclaration la preuve d'une "mainmise du pouvoir sur les médias". "Je n'ai fait que reprendre les propos de l'Elysée et du Quai d'Orsay et il s'en est suivi un espèce de lynchage médiatique ridicule", a-t-elle dit.
Elle a aussi condamné le projet de suppression de la publicité sur les chaînes de télévision de service public, destiné selon elle à "enrichir les amis de M. Sarkozy, Bouygues, Lagardère, Bolloré qui s'apprêtent en plus à se positionner pour la privatisation d'EDF et d'Areva".
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mer 9 Juil - 5:44

Houlà! Porter plainte et accuser le président, c'est trop fort!

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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mer 9 Juil - 10:08

elle le fait certainement à juste titre...
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mer 9 Juil - 14:09

Je pense quelle devient parano depuis sa défaite pour dire des choses très graves et sans preuves.
Bref faudra pas s'étonner que sa n’aille pas très loin cette histoire. lol!

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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Jeu 10 Juil - 14:56

FredHook a écrit:
Cet acharnement des éléphants montre bien leur nervosité et leur incompétence à appréhender la nouveauté politique.
J'en connais qui doivent bien rire, moi j'aurais plutôt envie d'en pleurer.


franchement sego c'est la nouvelle politique pour toi

c'est ma gauche!!!!! la vieille gauche
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Ven 11 Juil - 11:33

on est encore plus a gauche à petit quevilly... ;)
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mer 24 Sep - 11:22

Beaucoup d’artistes se joindront à nous pour vous offrir une soirée chaleureuse, festive et riche en réflexion.
http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/rassemblement-de-la-fraternite-le-27-septembre-au-zenith-de-paris/16-0#Renseignements_pratiques
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Sam 8 Nov - 15:52

La motion E présentée par Ségolène Royal arrive en tête avec 29%, Bertrand Delanoë ("favori") 25, Martine Aubry 25 et benoit Hamon 19.

Qui sera nommé premier secrétaire?

C'est Yvon Graïc qui représentera pour la motion E le département 76 au congrès.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mer 18 Mar - 16:29

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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Ven 3 Avr - 7:15

Chères amies, chers amis,

Les faits sont bien établis par une étude de Camille Landais, économiste à l’Ecole d’économie de Paris. Ils sont hélas trop méconnus. Ces dernières années, le revenu de l’immense majorité des Français a quasiment stagné : entre 1998 et 2005, 90 % des foyers, soit 31,5 millions de familles, ont vu leur revenu croître de 0,6 % par an seulement. Chaque mois, ces millions de femmes, d’hommes et d’enfants vivent avec 1 500 euros en moyenne. Parfois un peu plus. Souvent beaucoup moins.

De l’autre côté du miroir, les très hauts revenus ont explosé. Les 3 500 contribuables les plus riches du pays (sur 35 millions de contribuables aujourd’hui en France), ont connu des hausses de revenu de 43 %. Chaque mois, ces familles gagnent en moyenne 125 000 euros. Parfois un peu moins. Souvent beaucoup plus.

Cette augmentation des inégalités vient d’abord des inégalités de patrimoine. Mais les inégalités salariales ne sont pas en reste. Les 2 500 personnes les mieux payées de France, notamment les chefs d’entreprises de très grands groupes, ont vu leurs salaires augmenter de moitié entre 1998 et 2005. En comparaison, les 20 millions de travailleurs qui représentent 90 % de la population salariée, n’ont eu droit qu’à 4 % en huit ans.

La France connaît ainsi une évolution qui la rapproche progressivement des pays anglo-saxons. Sommes-nous sûr de le vouloir, au moment où le libéralisme apporte l’ultime preuve de sa toxicité ? En 2007, le Directeur général de l’Oréal a gagné plus de 250 fois le SMIC. Quelle compétence peut, en dernier ressort, justifier ce niveau de rémunération ? Les dirigeants de grandes entreprises engagent-ils leur propre capital ? Non. S’agit-il de la juste rémunération du risque pris par l’entrepreneur ? Non plus.

Car il y a d’un côté les dirigeants de PME. Ceux-ci engagent leur propre capital, ils sont souvent caution personnelle et peuvent tout perdre du jour au lendemain. Et il y a de l’autre les dirigeants d’entreprises cotées au CAC 40. Ceux-là prennent des risques avec un argent qui ne leur appartient pas. Ils sont intéressés aux profits. Mais les pertes ne les atteignent pas.

Demander la limitation de certaines rémunérations, voire leur suppression lorsqu’il s’agit des stock-options, ce n’est donc pas crier au loup, clouer au pilori et vouer aux gémonies. Ce n’est pas non plus céder à la tentation de l’amalgame stérile, celui du « tous pareils ». C’est avoir le sens de l’intérêt général. C’est avoir la lucidité d'admettre que le capitalisme créé aujourd’hui les conditions de sa propre perte. Apprenons au moins des échecs qui ont plongé le monde dans la dépression.

De quoi s’agit-il au fond ?

D’abord de justice. On ne bâtit pas une société harmonieuse sur des gouffres. Il n’est pas de cohésion, il n’est pas de conscience commune ou d’unité quand l’inégalité des conditions de vie, les privilèges, les prébendes créent des castes.

D’efficacité ensuite. On ne peut laisser perdurer des modes de rémunération qui conduisent les dirigeants à prendre des risques incalculés, au mépris de l’entreprise elle-même et de ceux qui se dévouent sincèrement pour elle. Les bonus bancaires et les stock-options privilégient l’augmentation artificielle du cours des actions : modération salariale pour les plus nombreux voire licenciements boursiers pour gonfler une rentabilité de façade ; versement de dividendes pour l’actionnaire. Combien d’entreprises ont ainsi préparé le terrain de leur échec ?

Alors on nous propose aujourd’hui un décret pour limiter les rémunérations des dirigeants. L’idée serait bonne si on avait réellement eu la volonté d’attaquer le mal à la racine. Il n’en est rien et je le regrette : on offre quelques « retaillons » de réforme pour faire oublier les connivences, en espérant ainsi calmer la colère populaire. Trois raisons me conduisent à déchirer le voile d’illusion que certains tentent de tendre sous nos yeux :

• Le champ d’application du décret d’abord, qui se limite aux sociétés dans lesquelles l’Etat apporte des aides directes. Or les effets pervers et les injustices liées aux versements de bonus, de stock-options, de parachutes dorés et de retraites chapeaux concernent évidemment un nombre bien plus élevé d’entreprises, d’ailleurs toutes aidées par l’Etat sous forme d’allègement de cotisations sociales.

• Son objet ensuite. Le décret n’interdit que l’attribution d’actions gratuites et de stock-options. Il se contente « d’encadrer » les bonus par des recommandations sur les montants et les critères de performances. Rien de sérieux sur les parachutes dorés ou les retraites chapeaux.

• Sa durée enfin. Le décret, qui n’a par nature aucun effet rétroactif, étend sa portée jusqu’à fin 2010, comme si ce qui était inacceptable aujourd’hui ne l’était plus demain.

Ne l’oublions pas : la crise que nous traversons est celle d’un libéralisme fondé sur l’absence de règles et de contre-pouvoirs, sur les privilèges qu’une minorité s’est accordée à elle-même, sur la recherche d’un profit à tout prix qui a encouragé les spéculations les plus folles. Au moment où il est question de «refondation du capitalisme», une autre direction est plus que jamais nécessaire. Celle-ci pourrait être articulée autour de trois piliers :

• Proposer une loi supprimant purement et simplement les rémunérations en actions gratuites et stock-options. Pour les start-ups, le système de Bons de Souscription d’Actions serait maintenu et développé de manière à favoriser la création et l’innovation.

• Instaurer de véritables contrepouvoirs salariaux au sein des entreprises. On nous a présenté la transparence comme une nouvelle panacée. Mais que vaut la transparence lorsqu’elle devient source d’un alignement par le haut, lorsqu’un dirigeant, voyant les droits que s’octroie son voisin, décide de suivre et dit «banco» ? Ce qu’il faut, c’est donner enfin aux salariés la possibilité d’être représentés, par exemple à hauteur de 30 % dans les conseils d’administration des entreprises.

• Abroger le bouclier fiscal, qui encourage tous les excès, et poser l’acte d’une véritable révolution fiscale. Les 800 personnes qui, en 2008, ont bénéficié d’un chèque de 368 000 euros sont celles qui jouissent déjà des rémunérations les plus élevées. Cette « double prime » est d’autant plus révoltante que la progressivité de l’impôt est déjà rognée par les 500 niches fiscales qui existent dans notre pays.

Face au sentiment de révolte qui monte aujourd’hui de partout, nous proposons une révolution pacifique, fondée sur la justice et le respect de ceux qui, victimes de la crise, s’exaspèrent de voir une minorité cumuler les privilèges. Plus que jamais nous attendons de ceux qui nous gouvernent de l’ordre juste, de l’exemplarité et un sens aigu des responsabilités.

Amitiés,

Ségolène Royal

Télécharger l'étude de Camille Landais, "Les hauts revenus en France (1998-2006) : une explosion des inégalités ? (PDF)
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Mar 7 Avr - 9:52

(Un peu de journal people pour la bonne cause :) )

----------------------------~~~~~~~~~~~~----------------------

Ségolène Royal et André Hadjez Marbella...

Notre reportage sur Ségolène Royal et son ami.

Anne Comte - Paris Match

Personne ne se rend dans la station balnéaire espagnole de Marbella pour admirer sa basilique ou son musée archéologique. Au beau milieu de l’hiver, on y vient pour grapiller quelques degrés, contempler la mer et vivre ses amours naissantes au grand jour, à l’ombre des gigantesques marinas de béton. Ségolène Royal et son ami y ont passé ensemble un peu plus de deux jours : arrivée dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 février, la présidente de l’association Désirs d’avenir en est repartie le mercredi matin. Direction Paris, les dossiers des crises financière et guadeloupéenne, et les pourparlers en vue de l’entrée de ses lieutenants dans les instances du PS... Fin de l’enchanteresse parenthèse andalouse.

En finir avec Jeanne d’Arc. Oublier son image de nunuche et de mystique, celle, dit-elle, de «Royal la coincée».
Alors, au détour d’une phrase, elle assure à la journaliste Françoise Degois qui l’interroge pour le livre «Femme Debout» (éd. Denoël) que son personnage préféré n’est pas la Pucelle mais Edmond Dantès. Et de préciser : «Pour la persévérance». Accents martiaux, promesses de vengeance, annonce de batailles à venir. Fermez le ban.

«Pour la persévérance», vraiment? Ségolène Royal le dit aussi : elle a horreur de se livrer, mais elle peut le faire «par une petite phrase, comme ça, tous les six mois». Tenace comme le comte de Monte-Cristo, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, ex-aspirante patronne du PS, l’est assurément, qui fut capable de menacer ses propres camarades d’aller régler leurs différends sur le vote interne devant les tribunaux. Mais avant de devenir le prince des obstinés au bras vengeur, le personnage d’Alexandre Dumas fut, et reste dans l’esprit de chacun, l’as de l’évasion. La confession fugace et semestrielle de Ségolène Royal est sans doute là : de tous les arts, le favori de cette admiratrice de Bach est celui de la fugue.

Plus que tout, elle aime ne pas être là où on l’attend. Par exemple en Guadeloupe, dimanche 22 février, alors que Martine Aubry s’était opposée à ce qu’elle s’y rende – elle ne voyait pas ce qu’une «ancienne présidente de la République» (sic) avait à faire là-bas, aussi approfondie que soit sa connaissance du dossier antillais. Quelques jours plus tôt, alors que les tractations débutaient autour de l’entrée de membres de son entourage dans les instances officielles du PS, la présidente de Désirs d’avenir s’offrait, en pleine semaine, une escapade romantique à Marbella. Loin, si loin, de la rue de Solferino – son château d’If personnel. Elle s’opposerait sans doute au terme romantique, préférant se définir comme «romanesque» : «J’adore, dit-elle, les fuites, la nuit, le jour, j’aime les élans et puis le silence. […] J’aime cette façon de se comporter.» La reine de la belle.

Cela lui viendrait de l’enfance. Plus précisément de sa place de quatrième dans une fratrie de huit : «Personne ne vous regarde vraiment. […] Et vous, vous vous faufilez. C’est assez peinard, finalement.» Elle en a gardé ce talent consommé pour dénicher les interstices où se glisser, cette capacité à «resurgir ailleurs». C’était pratique quand «personne ne [la] voyait vraiment». Ça l’est plus encore maintenant qu’elle est au centre de toutes les attentions.
Après avoir réussi à s’échapper des Vosges, de ses jeunes années et de leur infinie tristesse, elle s’est exfiltrée en douceur de la vie que son père avait rêvée pour elle. Le lieutenant-colonel Royal voyait si bien sa plus brillante fille en femme au foyer, dame catéchiste et électrice comme lui de Tixier-Vignancour, le candidat de l’extrême droite. Elle sera énarque, socialiste, et n’épousera jamais le père de ses quatre enfants.

Le temps de se créer une image, et Ségolène Royal rêve déjà de s’évader de ce carcan. Surtout, ne jamais se laisser coller d’étiquette plus longtemps que nécessaire. La gauche n’aimait pas particulièrement cette ministre adepte de l’autorité et de la famille avec ses robes à fleurs tendance Laura Ashley? Elle devient, avec les régionales de 2004, «la Zapatera» en cuir, mascotte et espoir de son camp, sans renier ses convictions.

A mesure que ses ambitions s’affirment, Ségolène Royal se forge une carapace de dame de fer en robe de soie. Pour résister aux coups – d’abord venus de son propre camp – elle s’abrite derrière cette cuirasse de dureté et de mousseline le temps de la présidentielle. Après la défaite, elle lui sert encore pour affronter la rupture publique avec François Hollande, premier secrétaire du PS. Tailleurs Paule Ka, Brushings impeccables et sourires de «battante-malgré-tout».

Et puis la dame blanche tirée à quatre épingles ressurgit au Zénith le 27 septembre 2008, complètement différente. En jean, tunique indienne, et bouclettes, pour scander «Fraternité».
A peine a-t-elle eu besoin des conseils de son ami le producteur Dominique Besnehard, son «coach» et admirateur inconditionnel, pour savoir qu’on entre dans un nouveau rôle en commençant par l’apparence. Son rôle, en l’espèce, est celui d’une future candidate à la direction du PS, qui veut ouvrir les portes du parti. Le rajeunir, faire entrer dans les murs de «Solfé» un maximum d’air frais et de nouveaux militants. Alors, oui, «Fra-ter-ni-té», et les esprits forts peuvent bien se moquer, ils ne remplissent pas le Zénith. Ça ne suffit pas à la porter, en novembre, à la tête du PS. Mais au fond, peu importe.

Ou même, tant mieux : elle réussit à fausser compagnie au statut de battue auquel le front Tout sauf Ségolène voulait la cantonner en s’unissant. Elle s’invente une nouvelle place, celle d’hyper-opposante, à la fois à Nicolas Sarkozy et aux caciques de son bord. On voulait l’emprisonner dans son QG du boulevard Raspail? Elle est plus libre – et populaire – que jamais.

Et elle a l’air d’y prendre goût, à cette liberté. Elle continue de porter des tenues qui rappellent celle du Zénith – comme la djellaba bleue qu’elle arborait sur un pantalon à Marbella. Elle pense organiser une nouvelle fête de la Fraternité. Et elle accepte de parler d’amour. De sa rupture avec François Hollande, elle dit à Françoise Degois qu’elle a pu être «un mal pour un bien» : «Ça aurait pu arriver plus tard, sans espoir de me retourner.» Elle confie aussi : «J’adore cela, les sentiments forts, qu’on montre ou pas. La proximité des passions et la distance… provisoire des corps.» Ségolène Royale, qui «revit», «heureuse et apaisée», est prête pour une nouvelle histoire d’amour. Et tant mieux si c’est avec un homme qui n’est pas du sérail politique.

Elle a pris goût à son «affranchissement» – le nom qu’elle donne joliment à sa situation sentimentale. D’ailleurs, elle dit avoir un autre modèle que Dantès : Mélusine. Fée du Poitou et bâtisseuse, certes. Mais aussi femme et serpent, en perpétuelle réinvention, dans laquelle chacun projette ce qu’il veut. Mélusine est surtout celle qui vit l’amour à la seule condition de l’indépendance – son époux la perd parce qu’il n’observe pas leur accord : la laisser seule chaque samedi. Ségolène Royal, fille d’Edmond Dantès et de Mélusine. Mais surtout pas Jeanne d’Arc, barricadée derrière son armure, qui sacrifie sa vie et son bonheur à la France. Compris?
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MessageSujet: Libération=manipulation des sondages...!   Mar 14 Avr - 20:46

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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Ven 22 Mai - 15:38

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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Dim 7 Juin - 8:17

Ségolène Royal (PS) pourrait prendre la vice-présidence de l'Internationale Socialiste




Ségolène Royal, qui souhaite un poste à la direction du PS, pourrait succéder à François Hollande à la vice-présidence de l'Internationale socialiste, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
Les Echos.fr assurent jeudi que "le Parti socialiste, qui réunit mardi ses instances dirigeantes, devrait proposer à l'ex-candidate à l'élection présidentielle de le représenter au sein du présidium de l'Internationale socialiste".


Interrogé par l'AFP, François Lamy, bras droit de la première secrétaire Martine Aubry, a dit que le sujet "est en discussion", sans autres précisions.
De son côté, François Hollande a déclaré à l'AFP: "ce poste ne m'appartient pas et il est a la disposition du Parti socialiste".


L'ancien chef du Parti socialiste a expliqué avoir eu ce poste "en tant que premier secrétaire du PS, quand le congrès de l'Internationale socialiste s'était réuni en juin 2008". Mais "je n'ai pas vocation à occuper cette responsabilité, et pour moi ça ne pose aucun problème et je l'ai fait savoir", à la direction du PS.
Selon M. Hollande, il s'agit d'un "poste honorifique", qui renvoie "à deux ou trois réunions par an". "Je considère que ce poste revient à la première secrétaire, qui en fait ce qu'elle souhaite".


La présidente de Poitou-Charentes, qui avait scellé ses retrouvailles avec son ex-rivale Martine Aubry lors d'un meeting commun la semaine dernière, a laissé entendre qu'elle était intéressée par plusieurs postes: la présidence de l'Association des Régions de France, la Fédération des élus socialistes et républicains ou une représentation du PS à l'international.
L'IS est présidée par le Grec Georges Papandreou, assisté de plusieurs vice-présidents.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Dim 7 Juin - 8:18

Web – Ségolène Royal - la plus cliquée

Grâce à la rubrique "vidéos" du site du PS, on peut comparer l'audience de ses dirigeants sur le web. Rien de scientifique bien sûr mais instructif sur l'attractivité des uns et des autres...

En politique, le web ne pardonne pas, notamment sur les plateformes de partage de vidéo. On peut y compter en temps réel le nombre de visites sur un discours, un clip de campagne ou des images "volées". Alors puisque les socialistes ont modernisé leur site, notamment dans le cadre de la campagne européenne,

certains ne manquent pas déjà de faire leurs comptes de web-campagne...

Et le classement est sans appel lorsque l'on regarde le nombre de visionnages des discours des grands leaders lors des derniers meetings. Caracolant en tête, Ségolène Royal affiche 12 184 vues, 2e Martine Aubry avec 8374 vues, 3e Benoît Hamon qui dégringole à ... 797 vues. Quant à Bertrand Delanoë, il ne compte que 751 vues, devant Laurent Fabius 657 et Jean-Marc Ayrault 635.

Ce top 6 (à partir du site de Dailymotion) ne traduit pas bien sûr la popularité ou la cote d'avenir des dirigeants cités. Les internautes peuvent d'une part cliquer plusieurs fois sur une même vidéo; ils peuvent d'autre part la sélectionner pour voir si l'un n'a pas trébuché, ou l'autre n'a pas fait un bide à l'applaudimètre.

Ces chiffres conduisent toutefois au constat suivant : Ségolène Royal et Martine Aubry écrasent désormais leurs rivaux en termes d'audience de vidéos on line. Et la première distance largement la seconde. "L'appétit médiatique pour Ségolène reste intacte", soulignait ainsi il y a quelques semaines un dirigeant socialiste peu suspect de ségomania.

Appétit médiatique, et incontestablement appétit des internautes qu'elle ne néglige jamais. Constamment présente sur la Toile depuis sa campagne présidentielle, elle entretient ses réseaux avec les sites Désirs d'avenir et relaie quotidiennement son action sur le web.


Sans surprise, 42 journalistes l'ont ainsi élue "meilleure communicante" parmi 37 personnalités politiques passées au crible. Dans cette étude publiée mercredi par le cabinet de conseil en communication Vae Solis Corporate, elle apparaît comme celle qui a la meilleure "intuition" pour utiliser la blogosphère et créer l'impact; les commentaires sur son style sont toutefois plus nuancés voire rudes.

Quoi qu'il en soit, la multiplication des supports instantanés d'information rend de plus en plus complexe l'analyse du rapport entre visibilité et popularité. Depuis leur effacement de la scène médiatique, Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë sont ainsi en tête des sondages d'opinion.


Se réjouir ainsi d'une bonne audience en télé ou sur internet n'est pas forcément signe de succès futur. Et se satisfaire de bons sondages n'est pas gage de réussite. Mais à l'heure de la "vidéocratie", susciter la curiosité ou créer la nouveauté semblent indispensable. Sur ce terrain là, Ségolène Royal conserve une réelle longueur d'avance.
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MessageSujet: Re: Ségolène Royal   Jeu 11 Juin - 10:47

Jeudi 11 juin 2009


Ségolène Royal obtient la vice-présidence de l'Internationale socialiste - Arnaud Fage




Ségolène Royal obtient la vice-présidence de l'Internationale socialiste
Martine Aubry, numéro un du Parti socialiste français, a annoncé mardi avoir confié la vice-présidence de l'Internationale socialiste à Ségolène Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007.


Mme Aubry a fait cette déclaration après une rencontre dans la journée avec Mme Royal, Les deux femmes, qui s'étaient durement affrontées fin 2008 pour la direction du PS, ont décidé désormais de "se consulter régulièrement".


"J'ai annoncé que Ségolène Royal nous représenterait à l'Internationale socialiste, car il nous faut nous ouvrir vers les Francais, mais aussi à nouveau réinvestir les lieux où la gauche doit trouver les réponses de demain", a indiqué Mme Aubry à l'issue d'un Conseil national du PS qui se tenait deux jours après le fiasco des socialistes français aux élections européennes.


"Je crois que la force et l'énergie de Ségolène Royal, sa stature aussi, nous permettront (à l'IS) mais aussi dans des chantiers internationaux que nous défendrons avec elle, d'aller porter le message du Parti socialiste français, d'aller recueillir aussi ce que nous pouvons apprendre de nos partis frères", a-t-elle ajouté.
Pour Mme Aubry, il faut être "présent dans l'Internationale socialiste qui comme le PSE (Parti socialiste européen) avait été désertée depuis plusieurs années".

Arnaud Fage – Source : AFP

Le conseil d'animation politique de Ségolène Royal




Le conseil d'animation politique se réunit une fois par semaine autour de Ségolène Royal.


Il est composé de :


Jean-Louis Bianco, député et président du Conseil général des Alpes de Haute-Provence


Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres


Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir


Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon et conseillère régionale


Guillaume Garot, député-maire de Laval


Aurélie Filippetti, députée de Moselle


Gaëtan Gorce, député de la Nièvre


Dominique Bertinotti, maire du 4è arrondissement de Paris


Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes


François Rebsamen, sénateur de la Côte d'Or
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