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 Affaires étrangères...

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FredHook
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MessageSujet: Affaires étrangères...   Jeu 2 Aoû - 10:40

Pour Hollande, Kouchner ignorait tout des tractations en Libye


PARIS, 2 août - François Hollande estime que Bernard Kouchner ignorait tout des conditions de la libération des infirmières bulgares par la Libye le 24 juillet et réclame à nouveau la transparence dans cette affaire.

"Le pire, c'est qu'il ignorait tout de cette affaire", a déclaré sur France 2 le Premier secrétaire du Parti socialiste, qui soupçonne un "troc" avec "le régime Kadhafi, qui a été à l'origine d'actes terroristes, qui a été un Etat voyou".

"Quand dans un régime démocratique comme le nôtre, le ministre des Affaires étrangères ne sait même pas qu'il y aurait eu un accord militaire, je crois qu'on est là dans une omniprésidence qui pose un problème de transparence et de contrôle de l'exécutif", a-t-il ajouté.

François Hollande réagissait aux déclarations du fils du dirigeant libyen, Saïf al Islam Kadhafi, qui a affirmé au journal Le Monde que la Libye allait signer un contrat d'armement avec la France.

"Ce que je demande, c'est la transparence : qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'on a donné en échange" de leur libération, a insisté le dirigeant socialiste.

"Et s'il n'y a pas eu échange, s'il n'y a pas eu troc, s'il n'y a pas eu de contreparties, pourquoi signer un accord militaire avec le régime Kadhafi, qui a été à l'origine d'actes terroristes, qui a été un Etat voyou?", a-t-il ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères s'était expliqué mardi devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale mais l'opposition a déploré le flou de ses propos.

Au nom du Parti socialiste, Faouzi Lamdaoui a exigé mercredi "une clarification immédiate des conditions de la libération des infirmières et notamment des contreparties accordées par la France au régime libyen."

Le président Nicolas Sarkozy a démenti jeudi toute contrepartie à la libération des infirmières bulgares.

Prié de dire s'il pouvait confirmer qu'un contrat d'armement entre Paris et Tripoli avait été conclu, il a répondu : "Non". A la question de savoir s'il y avait eu une contrepartie française, le chef de l'Etat a ajouté : "Aucune".
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Jeu 2 Aoû - 18:06

Kouchner réplique et évoque des contrats civils avec la Libye

PARIS - Pressé par l'opposition de gauche de s'expliquer, Bernard Kouchner a démenti à nouveau jeudi qu'un contrat d'armement ou un versement d'argent aient permis la libération des infirmières bulgares fin juillet par la Libye.

En revanche, le ministre français des Affaires étrangères n'a pas exclu "d'éventuelles négociations commerciales" passées ou à venir avec Tripoli tout en assurant qu'elles se feraient dans le respect des règles internationales.

"Il n'y a pas eu d'accord, il n'y a pas eu de contrepartie, il n'y a pas eu d'argent donné, et il n'y a pas eu d'accord précis sur aucune arme", a-t-il déclaré sur LCI, à l'issue d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Dans un communiqué, le ministre a ensuite "démenti que cette libération ait été obtenue avec des contreparties telles que des versements financiers ou un contrat d'armement", éléments évoqués la veille par le fils du colonel Mouammar Kadhafi.

En revanche, Bernard Kouchner a évoqué "d'éventuelles négociations commerciales en cours depuis plusieurs années ou à venir, qu'il s'agisse de nucléaire civil, de matériel d'armement ou de tout autre domaine."

Il a souligné que la France respecterait alors "les réglementations internationales européennes et nationales applicables depuis qu'en 2003-2004 la Libye a fait elle-même le choix d'honorer ses engagements internationaux."

Le nouveau démenti apporté par Nicolas Sarkozy mercredi à l'existence d'éventuelles contreparties françaises n'a pas apaisé les interrogations du Parti socialiste et du Parti communiste, qui exigent la "transparence."

Les soupçons du PS d'un "troc" avec un "Etat voyou" ont été renforcés par les propos publiés du fils du dirigeant libyen Saïf al Islam Kadhafi, évoquant mercredi dans Le Monde un accord sur l'achat de missiles anti-char Milan et un projet de manufacture d'armes.

DEMENTI PRESIDENTIEL

"Je trouve Nicolas Sarkozy un peu laconique, lui qui aime tellement parler. Ça ressemblait à une affaire d'Etat, j'espère que ça ne va pas apparaître comme un mensonge d'Etat", a déclaré sur RTL André Vallini, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Pour le Parti communiste, le président de la République doit s'expliquer "dans les plus brefs délais" sur l'accord passé "au nom du peuple français."

"Les récentes déclarations du fils du colonel Kadhafi jettent le trouble", dit-il dans un communiqué. "La sobriété du démenti apporté par l'Elysée tranche avec la logorrhée habituelle de Nicolas Sarkozy et alimente le trouble autour d'une affaire qui prend des proportions inquiétantes en France, comme en Europe", poursuit le texte.

Le PS concentre ses critiques sur Bernard Kouchner, transfuge du camp socialiste.

"Le pire, c'est qu'il ignorait tout de cette affaire", a déclaré François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste.

"Quand, dans un régime démocratique comme le nôtre, le ministre des Affaires étrangères ne sait même pas qu'il y aurait eu un accord militaire, je crois qu'on est là dans une omniprésidence qui pose un problème de transparence et de contrôle de l'exécutif", a-t-il dit sur France 2.

Dans un communiqué, le député PS Arnaud Montebourg estime que les révélations de Saïf al Islam Kadhafi "posent de lourdes questions auxquelles le pouvoir exécutif a le devoir de répondre sans délai."

"Le fils du colonel Kadhafi a déclaré que 'les Français avaient trouvé l'argent.' La France a-t-elle payé d'une façon directe ou indirecte tout ou partie des 400 millions de dollars?" demande-t-il notamment.

Le chef de la diplomatie s'était expliqué mardi devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale mais la gauche dénonce le flou de ses propos.

"Les socialistes ont posé des questions précises, mais pas agressives du tout, à Bernard Kouchner qui a répondu d'une façon très évasive, très approximative", a estimé André Vallini.

"Il n'est manifestement au courant de rien (...) Mais que Bernard Kouchner n'essaie pas de faire croire qu'il a été utile dans cette affaire", a-t-il ajouté, n'écartant pas une nouvelle audition de Bernard Kouchner.

Prié de dire mercredi, lors d'un déplacement en région parisienne, s'il pouvait confirmer qu'un contrat d'armement entre Paris et Tripoli avait été conclu, Nicolas Sarkozy a répondu : "Non". A la question de savoir s'il y avait eu une contrepartie française, le chef de l'Etat a ajouté : "Aucune".

Selon Le Monde, les cinq infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne ont été obligés de signer un document où ils s'engagent à renoncer à tout recours judiciaire pour tortures, mauvais traitements, ou détention abusive.

La signature de ce document, qui a été une des conditions de leur libération après huit ans de prison, a eu lieu à Tripoli en présence de diplomates européens, notamment d'un représentant bulgare, ajoute le quotidien dans son édition datée du 3 août.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Ven 3 Aoû - 11:06

Tripoli a envoyé des lettres d'intention sur l'achat d'armes

PARIS - Deux lettres d'intention portant sur l'achat de missiles antichar Milan et d'un système radio ont été envoyées par la Libye, a déclaré vendredi le ministre de la Défense, Hervé Morin, sur RTL.

Prié de dire si ces contrats étaient signés, comme on l'affirme de source libyenne, le ministre a répondu : "Ils ne sont pas signés en tant que tels, formellement, il y a une lettre d'intention de la Libye disant 'on souhaite acheter des missiles Milan' et "une lettre d'intention aussi pour des systèmes radio", a-t-il dit.

"Ca va se faire", a-t-il ajouté.

Selon une source libyenne, le système de communication serait fourni par une filiale d'EADS, qui est également le constructeur des missiles Milan.

Hervé Morin a précisé qu'une commission interministérielle avait donné son accord à la vente de missiles à la Libye en février 2007.

Personne n'était disponible dans l'immédiat chez EADS pour commenter ces informations.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Lun 13 Aoû - 10:14

La Libye chercherait à s'équiper d'un réacteur nucléaire EPR


PARIS - Plus qu'un simple réacteur nucléaire, la Libye convoite la technologie de troisième génération EPR et le groupe français Areva a été sollicité pour la présenter à Tripoli, écrit Le Parisien.

Le quotidien précise que ces informations lui ont été confirmées par un porte-parole du Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Fin juillet, au lendemain de la libération des infirmières et du médecin palestinien prisonniers depuis plus de huit ans en Libye, la France a signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Il prévoit le couplage d'un réacteur à une usine de dessalement de l'eau de mer. Mais selon Le Parisien, Tripoli viserait en réalité l'EPR.

Areva a été "brusquement sollicitée fin juin pour présenter la gamme de ses produits aux Libyens", précise le journal pour qui la chronologie des faits, du printemps à la libération des six Bulgares, est "troublante".

TROIS MILLIARDS D'EUROS

Des "discussions préliminaires" ont été ouvertes, les autorités libyennes ayant "marqué leur intérêt pour l'EPR", selon une source chez Areva citée par le journal.

"Une première étude devra d'ailleurs être menée sur la capacité du système électrique libyen à accueillir un tel réacteur, ce qui en tout état de cause ne pourra pas être possible avant dix ou quinze ans", explique Philippe Delaune, adjoint au directeur adjoint des affaires internationales du CEA, maison-mère d'Areva.

Une centrale EPR représente un coût total de trois milliards d'euros environ. "Un nouveau contrat n'est jamais à négliger. D'autant que la Libye recèle des stocks et des réserves d'uranium que lorgne le géant français du nucléaire", souligne Le Parisien.

Le groupe français construit actuellement avec Siemens son premier réacteur EPR en Finlande, un projet marqué par de nombreux retards. Selon La Tribune, les derniers retards se traduiraient par une nouvelle perte de 500 à 700 millions d'euros.

Areva a également signé un protocole d'accord portant sur la fourniture de deux centrales EPR à la Chine, qui doit encore être formalisé.

En France, la mise en service d'un réacteur de troisième génération, à Flamanville (Manche), est prévue pour 2012.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Lun 13 Aoû - 10:17

Ca fait peur, non?

Savoir qu'une entreprise française puisse équipe un pays dangereux avec de la technologie très dangereuse...
Ségolène avait vu juste avec son nucléaire civil détourné en nucléaire militaire...

On ferait mieux de lui vendre des panneaux solaires, non?
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Sam 22 Sep - 8:45

Bernard Kouchner prône la fermeté à l'égard de l'Iran, tout en éloignant le spectre de la guerre

WASHINGTON - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a tenté de clarifier jeudi ses propos sur l'Iran, estimant lors d'un discours à Washington que la communauté internationale doit se montrer ferme à l'égard de Téhéran, tout en privilégiant la recherche d'une solution diplomatique.

Ses propos intervenaient après l'entretien du président Nicolas Sarkozy sur TF1 et France-2, dans lequel le chef de l'Etat avait déjà recadré son ministre, qui avait déclaré dimanche que le monde devait se préparer au "pire", c'est-à-dire une guerre, si Téhéran parvenait à se doter de l'arme nucléaire.

M. Sarkozy a prôné jeudi des "sanctions plus fortes" à l'égard du régime iranien, précisant: "c'est une affaire extrêmement difficile mais la France ne veut pas la guerre".

"Un Iran doté de la capacité nucléaire militaire est, pour nous, une perspective inacceptable", a déclaré en anglais M. Kouchner, utilisant le même adjectif que le président Sarkozy avait employé quelques heures plus tôt. "Si les sanctions sans dialogue ne peuvent mener qu'à la confrontation, le dialogue sans les sanctions équivaut malheureusement à de la faiblesse".

M. Kouchner se prononçait lors de sa première visite officielle aux Etats-Unis depuis sa nomination au gouvernement au mois de mai. Alors que la position plus offensive contre Téhéran de MM. Sarkozy et Kouchner a été appréciée à Washington, le ministre a répété vendredi qu'il n'avait à aucun moment préconisé le recours aux armes contre l'Iran, après la polémique suscitée par ses propos de dimanche dernier.

"Nous ferons tout en notre pouvoir pour éviter l'épouvantable alternative présentée par le président Sarkozy: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran", a déclaré M. Kouchner lors de son discours jeudi soir dans un hôtel de Washington.

Son intervention a été interrompue à plusieurs reprises par des activistes anti-guerre. Trois manifestantes ont été évacuées de force après s'être approchées de M. Kouchner avant le début de son discours, criant "pas de guerre avec l'Iran, pas de guerre avec l'Iran".

Le ministre français a alors rétorqué: "elles ont raison, pas de guerre avec l'Iran". Avant de s'adresser directement aux trois femmes: "Mais je suis d'accord!"

Il a cependant souligné que Paris considère la perspective d'une bombe atomique iranienne comme un danger global.

"A ceux qui disent que nous devrions traiter avec l'Iran avec des gants, puisque cela pourrait déstabiliser la région, je dis ceci: regardez son aventurisme aujourd'hui, et imaginez ce que ce serait si Téhéran se pensait un jour protégé par un parapluie nucléaire", a déclaré M. Kouchner.

Avant son discours, le ministre a rencontré des membres de la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants. Il a ensuite été reçu par la commission sénatoriale des Affaires étrangères, puis par le secrétaire à la Défense Robert Gates, avec qui il a discuté notamment de l'Iran.

Il rencontrera vendredi son homologue américaine, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, ainsi que le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Mar 25 Sep - 17:17

ONU: Sarkozy plaide pour «un New Deal planètaire»

NATIONS UNIES - Nicolas Sarkozy a plaidé mardi à la tribune de l'ONU pour «un New Deal à l'échelle planétaire» en matière d'économie et d'écologie, jugeant que la communauté internationale n»'a plus le temps d'attendre» pour rétablir la paix et la justice dans le monde.

«Je m'adresse à la conscience de tous ceux qui ont une responsabilité dans la conduite des affaires du monde. Parce que sinon, les pauvres et les exploités se révolteront un jour contre l'injustice qui leur est faite», a prévenu le président français lors de son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.

«Au nom de la France, j'appelle tous les Etats à se réunir pour fonder un nouvel ordre mondial du XXIe siècle sur cette idée forte que les biens communs de l'humanité doivent être placés sous la responsabilité de l'humanité toute entière», a-t-il lancé, applaudi par l'assistance. «C'est d'un nouvel état d'esprit dont le monde a besoin, c'est un véritable New Deal à l'échelle planétaire qui est nécessaire, un New Deal écologique et économique.»

Selon lui, «il faut que les choses changent, que les mentalités changent, que les comportements changent».

«Il ne dépend que de nous, de notre capacité à être fidèles aux valeurs au nom desquelles nous sommes réunis ici aujourd'hui», a encore estimé le président français dans cet exercice inédit pour lui. «La France pense que nous n'avons plus le temps d'attendre, la France demande l'action (...) la France sera au rendez-vous de l'action au service de la paix dans le monde.»

En forme de leçon diplomatique, le chef de l'Etat français a jugé que «l'ouverture ce n'est pas la démission, la compréhension ce n'est pas la faiblesse: la faiblesse et la démission ne sont pas des facteurs de paix mais des facteurs de guerre». «Quand on est faible et soumis alors on se prépare à accepter la guerre», a-t-il prophétisé.

«Il n'y aura pas de paix dans le monde si la communauté internationale fait preuve de faiblesse face à la prolifération des armements nucléaires», a ajouté Nicolas Sarkozy en visant implicitement l'Iran, dont le président devait s'exprimer à la même tribune plus tard. «Je veux dire, au nom de la France, que cette crise ne sera résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair: c'est dans cet esprit que la France agira.»

«L'Iran a droit à l'énergie nucléaire à des fins civiles mais en laissant l'Iran se doter de l'arme nucléaire, nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde», a-t-il fait valoir.

«Regardons notre monde tel qu'il est pour le rendre meilleur, jugeons notre monde à l'aune de la justice: la justice c'est que les Palestiniens retrouvent un pays et construise un Etat, la justice c'est que le peuple israélien ait le droit de vivre en sécurité», a-t-il poursuivi, sans évoquer la crise birmane.

«La justice c'est que le peuple libanais retrouve sa liberté», a martelé Nicolas Sarkozy, qui avait auparavant évoqué «la tragédie libanaise». «La justice c'est que le peuple irakien dans sa diversité trouve en lui-même le chemin de la réconciliation et de la démocratie».

Pour M. Sarkozy, qui devait ensuite présider une séance spéciale du Conseil de sécurité, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, consacrée à la paix et à la sécurité en Afrique, «la France est convaincue que l'ONU est le seul remède que nous ayons adressé contre l'aveuglement et la folie des hommes».

«La réforme de l'ONU pour l'adapter aux réalités de ce monde est une priorité absolue de la France.»
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Mer 26 Sep - 19:35

Birmanie: la France demande au Conseil de sécurité d'adopter des sanctions «sans tarder»

PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi une «réunion d'urgence» du conseil de sécurité des Nations unies sur la situation en Birmanie pour que des sanctions soient adoptées «sans tarder» contre la junte militaire.

«La France n'acceptera pas que l'opposition birmane soit muselée», a déclaré le président français après avoir reçu une délégation de l'opposition birmane, dirigée par Sein Win, Premier ministre du gouvernement en exil et cousin de l'opposante emprisonnée Aung San Suu Kyi. La chanteuse Jane Birkin accompagnait la délégation.

M. Sarkozy, dont le pays exerce la présidence du conseil de sécurité pour le mois de septembre, a demandé «une réunion d'urgence pour que des sanctions soient adoptées sans tarder».

Il a invité l'Union européenne à «prendre également des sanctions en conséquence des violations des droits de l'homme», souhaitant qu'une délégation européenne puisse se rendre en Birmanie «de façon à ce que chacun comprenne la préoccupation française». Il a précisé que la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade représenterait la France dans cette délégation.

Le président français a appelé l'ensemble des entreprises privées à «faire preuve de la plus grande retenue» dans leurs investissements en Birmanie, citant notamment le groupe pétrolier Total. Il a demandé aux entreprises de ne pas décider de nouveaux investissements dans le pays.

Alors qu'on lui demandait s'il avait transmis le message au PDG de Total, M. Sarkozy a répondu que ce qu'il disait publiquement était «encore bien plus important».

Le président français a qualifié d»'extrêmement préoccupante» la situation à Rangoon, où la junte a commencé mercredi à réprimer les manifestants pro-démocratie.

«Nous ne pouvons pas accepter des comportements aussi contraires aux droits de l'homme et aux droits de l'opposition», a-t-il dit. «Notre soutien va aux démocrates, nous ne pouvons pas accepter que des gens soient frappés, que des gens soient tués parce qu'ils manifestent, que des gens soient assignés à résidence ou mis en prison.»

Avant de rencontrer le président français, Sein Win avait pour sa part expliqué à l'Associated Press qu'il comptait lui demander des «sanctions créatives» susceptibles de «frapper plus les militaires et moins le peuple».

La priorité de Sein Win est d'éviter une aggravation de la répression: «à cet instant critique, nous voulons que l'armée se retire et arrête la confrontation», a-t-il déclaré, disant espérer que «la communauté internationale se concentre sur l'aide et comme à parler de la Birmanie à l'ONU».
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Jeu 27 Sep - 11:40

Internet et téléphones portables: des armes cruciales pour les militants pro-démocratie de Birmanie

OSLO, Norvège - Véritables canaux d'information des militants et des journalistes, Internet et les téléphones portables jouent un rôle crucial dans la transmission au monde entier des informations sur ce qui se passe en Birmanie. Un rôle si important que la junte a pris des mesures -dénoncées par Reporters sans frontières- pour tenter d'empêcher les témoignages sur la répression de sortir.

D'après un communiqué de RSF qui s'est déclarée mercredi «scandalisée», «la plupart des téléphones portables du pays ont été coupés et le réseau Internet est drastiquement réduit, rendant difficile, voire impossible, le recueil d'informations auprès de sources indépendantes».

Mercredi, après un mois de manifestations et plusieurs jours de défilés géants et pacifiques emmenés par les moines bouddhistes, la junte est entrée en action: les militants en exil ont fait état de cinq morts parmi les manifestants, la junte confirmant le décès d'une personne.

De l'autre côté du monde à Oslo, en Norvège, la radio-télévision Democratic Voice of Burma est à la pointe de la réception et de la diffusion des nouvelles sortant d'un des pays les plus fermés de la planète. D'après son rédacteur en chef Aye Chan Naing, la station, fondée en 1992 par des étudiants birmans en exil, est en mesure de transmettre pratiquement en temps réel images et informations sur les manifestations anti-gouvernementales. En 1988, il en avait été tout autrement, lorsqu'un soulèvement similaire avait été réprimé dans un bain de sang, faisant plus de 3.000 morts.

Cette fois-ci, le monde entier peut suivre l'évolution de la situation via des images de télévision ou photos sortant de Birmanie via Internet, selon Aye Chan Naing. Parfois ces images terribles arrivent via courrier électronique dans les boîtes mail des militants en exil, ou sur les téléphones portables de journalistes en dehors du pays. Des centaines d'images sont aussi mises en ligne sur le web.

Ceux qui se trouvent en Birmanie reçoivent pour leur part des informations sur les manifestations grâce aux informations diffusées par des radios à ondes courtes.

«Comparé à 1988, il y a beaucoup de nouvelles technologies pour obtenir les informations» hors de Birmanie, observe Vincent Brossel, directeur du bureau Asie de RSF. «Les gens prennent des photos, des vidéos pour montrer ce qui se passe», «la technologie est l'arme la plus utile que vous pouvez utiliser dans ce genre de lutte pacifiste».

Aunq Zaw, rédacteur en chef du magazine indépendant Irrawaddy en Thaïlande, rappelle qu'en 1988, il avait fallu «des jours, parfois des semaines, des mois même» pour que les images sortent. «Aujourd'hui, c'est si rapide».

«Le monde ne sait pas où se trouve la Birmanie. Maintenant, on voit des images sur la situation et on veut en savoir plus. C'est une énorme différence par rapport à 1988», dit-il.

A Democratic Voice of Burma, Naing se refuse à fournir des précisions sur la façon dont ses 30 à 40 journalistes clandestins travaillant en Birmanie transmettent les nouvelles. Car tout journaliste travaillant ouvertement risque l'arrestation.

Mais la junte est bien consciente de la force de ces moyens d'information. Les connexions ralenties sur Internet mercredi rendaient difficiles l'envoi de photos et de vidéos, d'après Vincent Brossel. Nombre de cybercafés étaient fermés dans un pays où rares sont ceux qui peuvent se connecter chez eux. Mais, ajoute-t-il, l'opposition organise la riposte au moyen de téléphones satellites.

Les communications à l'intérieur du pays sont également cruciales, selon Aung Din, de l'U.S Campaign for Burma à Washington. «Les étudiants se servent des téléphones cellulaires pour partager des informations par SMS», a-t-il expliqué, évoquant les messages que s'envoient les manifestants pour organiser le mouvement et s'informer sur la présence des militaires. «Ils savent aussi prendre des photos et tourner des vidéos avec leurs téléphones, puis les télécharger et les envoyer sur Internet».

Les portables, bien que souvent confisqués, se sont révélés inestimables: aujourd'hui, grâce à eux, et à Internet, note Mary Callahan, spécialiste de la Birmanie à l'université de Washington, les manifestants peuvent «mobiliser à l'intérieur comme à l'extérieur» du pays, et mieux s'organiser.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Mar 2 Oct - 9:43

Rien n'est plus dangereux que la situation en Iran, dit Kouchner

PARIS - "Rien n'est plus dangereux que la situation en Iran", déclare le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

Toute cette région "est un endroit terriblement, terriblement dangereux, le plus dangereux du monde. Si, en plus, s'ajoute la bombe iranienne, je crois que c'est très difficile", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Il faut absolument que la paix s'installe. Le pire, ce serait la guerre", a ajouté le chef de la diplomatie française, reprenant une expression qu'il avait employée le 16 septembre et qui avait suscité un certain émoi.

Les grandes puissances réunies la semaine dernière au siège de l'Onu à New York ont repoussé à novembre l'examen de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran.

Les six pays - Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne - envisageront alors une troisième résolution de sanctions contre l'Iran si aucun progrès n'est constaté sur le programme nucléaire de Téhéran dans des rapports de l'Union européenne et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

"Tout" ce que font les Iraniens "incite les experts à penser qu'ils se dirigent, possiblement, vers la bombe nuléaire et pas le nucléaire civil auquel ils ont absolument droit", a fait remarquer Bernard Kouchner, qui a invité l'Union européenne à s'impliquer davantage dans ce dossier.

"Pendant que le dialogue continue (...), il faut que nous travaillions sur des sanctions pour être pris au sérieux", a-t-il dit. "Est-ce la bonne solution ? C'est une partie de la solution. Est-ce qu'il faudra aller plus loin ? C'est possible".
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Mar 9 Oct - 17:10

Sarkozy: la France «souhaite comprendre» la Russie

MOSCOU - Nicolas Sarkozy est arrivé mardi à Moscou pour une visite de deux jours en Russie, la première depuis son élection en mai dernier. Le président français et son homologue Vladimir Poutine ont placé ce séjour sous le signe de la franchise.

«J'apprécie la fermeté de vos convictions. Je pense qu'on peut se comprendre parce que des convictions, j'en ai aussi», a lancé M. Sarkozy à son hôte.

«La France souhaite être amie de la Russie. La France souhaite vous comprendre», a-t-il ajouté devant les journalistes, assurant avec ce qui pouvait passer pour de la condescendance que «la France suit avec beaucoup d'intérêt les grands efforts que fait la Russie pour se développer». «Nous avons besoin pour la paix du monde de travailler ensemble», a-t-il insisté.

«On ne comprend pas la Russie avec la raison. On ne peut pas voir la foi», a répondu M. Poutine, poursuivant cependant: «Je serai là pour répondre à vos questions, m'expliquer sur n'importe quel sujet.»

Les deux hommes se sont rendus dans la datcha du chef du Kremlin à Novo-Ogarievo, près de Moscou, pour un dîner de travail.

Mercredi, M. Sarkozy doit prononcer un discours devant des étudiants en sciences à l'Université Bauman, puis retrouver le président Poutine pour un entretien suivi d'une conférence de presse conjointe.

Les deux hommes prévoient ensuite d'inaugurer une statue à la mémoire de l'escadrille de chasse française Normandie-Niemen, qui s'était illustrée pendant la Seconde Guerre mondiale sur le front soviéto-allemand.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Jeu 25 Oct - 19:48

La coopération militaire franco-tunisienne à l'ordre du jour d'une visite d'Alain Marleix à Tunis

TUNIS - Le secrétaire d'Etat français à la Défense chargé des anciens combattants Alain Marleix a achevé jeudi un déplacement de deux jours à Tunis au cours duquel il s'est entretenu avec le ministre tunisien de la Défense Kamel Morjane, de la coopération bilatérale dans le domaine militaire, en prélude à la visite d'Etat du président Nicolas Sarkozy prévue en février prochain en Tunisie.

Les différents volets de cette coopération portent entre autres sur les manoeuvres communes, la formation, les échanges dans le cadre du forum de dialogue «5+5» regroupant cinq Etats du sud de l'Europe (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal) et les cinq pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie).

A l'ordre du jour de la visite de M. Marleix, figurait, en outre, l'application des mesures de valorisation des pensions servies par la France aux anciens combattants tunisiens et ayants droit.

Ces mesures ont bénéficié à quelque 8.300 personnes qui ont vu les montants de leurs pensions multipliés par quatre en 2007, dans le cadre d'un budget de 120 millions d'euros, destiné aux deux tiers aux anciens combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, a précisé le secrétaire d'Etat.

Lors d'une rencontre avec la presse, M. Marleix a par ailleurs mis l'accent sur l'importance du «devoir de mémoire» en se félicitant de voir «les cimetières militaires français remarquablement entretenus, retrouver leur dignité».

Sa visite marque le début d'un ballet ministériel qui verra plusieurs membres des deux gouvernements faire la navette entre Tunis et Paris pour préparer le prochain voyage de Nicolas Sarkozy en Tunisie.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Mar 6 Nov - 21:33

Iran: «Non pour l'arme nucléaire, oui pour le nucléaire civil», dit Sarkozy

WASHINGTON - Nicolas Sarkozy a réitéré la position de la France sur le programme nucléaire iranien mardi. «Non pour l'arme nucléaire, oui pour le nucléaire civil», a résumé le président français à Washington, où il entamait sa première visite officielle aux Etats-Unis.

«L'accès au nucléaire civil, y compris pour l'Iran, c'est un droit», a expliqué le chef de l'Etat, qui se fait volontiers l'ambassadeur du nucléaire civil français lors de ses voyages à l'étranger. En revanche, a-t-il insisté, «l'hypothèse de la détention de l'arme nucléaire» par Téhéran «est pour la France inacceptable».

«En même temps, il faut qu'on reste disponible au dialogue», a-t-il poursuivi, «le dialogue, on le maintiendra jusqu'à la dernière seconde». «Il n'y a pas opposition entre fermeté et dialogue, il faut les deux», estime M. Sarkozy, qui essaie de pousser l'Union européenne à durcir les sanctions visant l'Iran, parallèlement à celles décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies. «Je ne suis pas de l'avis de ceux qui pensent que les sanctions ne servent à rien», a-t-il rappelé.

S'alignant sur les Etats-Unis qui soupçonnent téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire dans l'ombre d'un programme civil, la France a durci le ton à l'égard de l'Iran depuis l'arrivée à la présidence de M. Sarkozy, qui déclarait récemment vouloir éviter d'en arriver à «une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran».
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Mer 7 Nov - 9:49

Le président français Nicolas Sarkozy a plaidé mardi en faveur d'un dollar pas "trop faible" et pour une réévaluation du yuan, au début de sa première visite officielle de deux jours aux Etats-Unis où il a loué l'amitié entre les deux pays.
"Une grande économie doit avoir une grande monnaie. Vous n'avez pas besoin d'un dollar trop faible, votre technologie, votre savoir-faire ça suffit", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une intervention devant le French American Business Council qui rassemble des grands patrons français et américains.

L'euro a battu de nouveaux records mardi sur le marché des changes, grimpant jusqu'à un sommet de 1,4570 dollar.

Le président Sarkozy a également indiqué qu'il essayerait de convaincre les autorités chinoises de laisser le yuan se réévaluer. "Je vais aller en Chine et je leur dirai: vous avez une réussite tellement spectaculaire (...) vous n'avez pas besoin d'avoir une monnaie si dévaluée pour gagner", a-t-il dit.

M. Sarkozy s'est aussi exprimé à propos de l'Iran, jugeant "inacceptable" pour la France l'hypothèse de la détention de l'arme nucléaire dans les mains de ses dirigeants actuels mais estimant qu'"il faut rester disponible pour le dialogue".

Le président français est arrivé mardi à Washington flanqué de quatre ministres, dont celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour une première visite officielle aux Etats-Unis destinée à célébrer les retrouvailles du couple franco-américain après quatre années de brouille pour cause de guerre en Irak.

"On peut avoir des désaccords, on peut avoir des différends, mais on reste des amis car on est de la même famille", a-t-il insisté.

Même si cette crise n'a jamais totalement interrompu leur coopération, le séjour de 24 heures de "l'ami américain" Nicolas Sarkozy dans la capitale fédérale a été conçu comme une succession de symboles de la réconciliation entre les deux pays.

Pendant le premier après-midi de cette visite au pas de charge, il devrait également décorer des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, s'adresser à la communauté française de Washington, s'entretenir avec le maire de la capitale Adrian Fenty puis dîner avec son hôte George W. Bush à la Maison Blanche.

Le clou de cette visite a été programmé mercredi, où le chef de l'Etat doit s'adresser aux deux chambres réunies du Congrès.

Ce "très grand honneur" est particulièrement salué côté français, où l'on rappelle que la Chambre des représentants et le Sénat ont tenu leur première session commune en 1824 pour y entendre un discours d'un autre Français, le marquis de Lafayette. Il a toutefois déjà été réservé à tous les présidents français de la Ve République, le dernier étant M. Chirac en 1996.

Après son passage au Congrès, à majorité démocrate, le président français doit rejoindre le président républicain George W. Bush pour une réunion de travail "délocalisée" dans la demeure historique, autre symbole, du premier président américain George Washington à Mount Vernon, au sud de Washington.

L'occasion pour les deux responsables de passer en revue les grands dossiers internationaux de l'heure puisque, comme se plaisait à le souligner vendredi le porte-parole de l'Elysée David Martinon, "la relation bilatérale aujourd'hui ne fait apparaître aucun sujet de discorde qu'il faudrait traiter en urgence".

En tête de ces questions figurent le nucléaire iranien, le Kosovo, le Proche-Orient, le Liban, la sécurité en Europe, la Birmanie et l'environnement, auxquels devraient s'ajouter, selon M. Martinon, la question des otages de la guérilla en Colombie.

L'arrivée du président français, dont le style direct, le volontarisme et certaines valeurs comme la célébration de l'esprit d'entreprise font un tabac aux Etats-Unis, a suscité de nombreux commentaires favorables dans la presse américaine ces derniers jours.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Jeu 8 Nov - 9:24

Pour Hollande, Sarkozy prépare le retour la France dans l'Otan

PARIS - Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a critiqué la démarche du président Nicolas Sarkozy lors de son voyage aux Etats-Unis, où, selon lui, il mène un projet d'alliance diplomatique avec Washington, plus qu'une réconciliation.

"On peut être ami des Etats-Unis et pas être amoureux du modèle américain", a dit le dirigeant socialiste sur Europe 1. Il dit penser que le chef de l'Etat français prépare un retour total de Paris dans l'Otan (Organisation du traité Atlantique nord), alliance militaire dominée par les Etats-Unis.

"Il n'est pas acceptable aujourd'hui que le président de la République, pas à pas, propos après propos, prépare l'opinion mais surtout prépare nos partenaires à un retour dans l'Otan" a-t-il dit.

La France est membre de l'Alliance atlantique depuis sa création en 1949, mais a décidé en 1966, sous la présidence de Charles de Gaulle, de quitter la structure militaire intégrée, ce qui a alors amené la fermeture de bases américaines installées en France.

A la suite du conflit dans l'ex-Yougoslavie, la France a opéré un rapprochement en réintégrant certaines instances, sans repasser toutefois sous commandement américain. Paris siège toujours dans les instances politiques et fournit crédits et contingents, mais la diplomatie, sous les précédentes présidences, a envisagé parallèlement le développement d'une politique européenne de défense.
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MessageSujet: Re: Affaires étrangères...   Jeu 15 Nov - 10:32

Paris et Berlin pour une politique d'immigration commune

BERLIN - L'Allemagne et la France souhaitent définir une politique d'immigration commune, ont déclaré Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à l'issue d'un conseil des ministres franco-allemand consacré à l'intégration.

Lors d'une conférence de presse conjointe, la chancelière allemande a précisé que les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur des deux pays se pencheraient sur cette question pour le prochain conseil des ministres franco-allemand, qui se tiendra en France.

Il s'agit notamment de savoir ce que peuvent faire ensemble la France et l'Allemagne en termes de maîtrise des flux migratoires et de lutte contre l'immigration clandestine et comment elles peuvent défendre des positions communes dans le cadre de l'Union européenne sur ce sujet, a-t-elle précisé.

"Nous allons avancer ensemble vers la définition d'une politique d'immigration commune", a pour sa part déclaré le président français.

Tous deux avaient participé dans la matinée à un débat sur l'intégration avec des élèves d'un lycée de Berlin.

"On ne peut pas intégrer tout le monde si on ne maîtrise pas les flux migratoires", a notamment déclaré Nicolas Sarkozy lors de ce débat. "Le premier adversaire de l'intégration c'est l'immigration clandestine."

Ceux qui disent que l'Allemagne et la France peuvent accueillir tout le monde seront "responsables de la faillite de l'intégration", avait ajouté le président français, dont la politique d'immigration choisie est contestée en France par la gauche et l'extrême gauche.

"Nous voulons accueillir dignement beaucoup de gens, nous voulons leur donner un logement, un travail mais nous disons que nous ne pouvons pas accueillir tout le monde", a-t-il insisté. "Quand il y a des ghettos qui se créent avec trop de monde il n'y a plus d'intégration, il y a le rejet, quand il y a des écoles avec que des enfants qui viennent d'ailleurs, il n'y a plus d'intégration possible, il y a le rejet."

"RELATION DE CONFIANCE"

Nicolas Sarkozy a de nouveau insisté sur la nécessité pour les immigrés de respecter les lois et les valeurs du pays d'accueil, tandis qu' Angela Merkel a insisté sur la nécessité d'apprendre la langue de ce pays.

"Je crois que la langue est la clef de tout. Celui qui ne parle pas la langue ne pourra pas réussir", a déclaré la chancelière allemande. "Il y a quelques règles de base sur lesquelles on ne transige pas."

La France et l'Allemagne ont l'une et l'autre de fortes populations d'origine immigrée. Nicolas Sarkozy souhaite faire de la définition d'une politique européenne de l'immigration une des priorités de la présidence française de l'Union européenne, au second semestre 2008.

Le lycée Romain Rolland, dans l'ancien secteur français de Berlin-Ouest à l'époque de la Guerre froide, accueille 1.100 élèves, dont une section bilingue germano-française.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avaient été accueillis par une double haie d'élèves, puis par une chorale.

Leur départ pour la chancellerie, où ils ont eu un entretien avant la tenue du conseil des ministres franco-allemands, a été marqué par un incident.

Un jeune homme, étranger à l'établissement, s'est approché à moins de deux mètres de la chancelière et du président en vociférant en allemand. Il a été immédiatement jeté à terre et maîtrisé par des policiers. Personne n'était dans l'immédiat capable de dire ce qu'il cherchait à faire ou à dire.

Lors de la conférence de presse, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de dissiper tout impression d'agacement, du côté allemand, laissé par leur sommet informel de septembre, à Meseberg.

Il a ainsi souligné que l'amitié franco-allemande, après des conflits meurtriers entre les deux pays dans le passé, était "un choix historique capital" et dit "le plaisir" qu'il avait à travailler depuis six mois avec Angela Merkel.

"Entre l'Allemagne et la France on peut avoir des désaccords mais ils doivent s'inscrire dans cette relation de confiance et dans cette amitié stratégique pour nos deux pays et, au-delà de nos deux pays, pour le continent européen", a-t-il dit.
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